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Evelyne Férarès et Jean Ripeau

LES INSTRUMENTS ACCOMPAGNANT LES DANSES

Nos instruments de musique sont : la vielle, instrument à roue et à cordes, et la cornemuse ou musette, instrument à vent dont la "poche" est constamment gonflée à la bouche. Ce sont des instruments anciens qui déjà, étaient fort en usage au Moyen Age, un peu partout en France et dans beaucoup de pays étrangers.

Mais c'est surtout en Berry en particulier que ces instruments se sont conservés et sont encore très utilisés.

 

La VIELLE

La vielle à roue est un instrument complexe dont le principe simple de fonctionnement présente une certaine analogie avec le violon. C’est un instrument à cordes frottées et à clavier, dont la caisse de résonance peut être plate (en forme de guitare) ou le plus souvent bombée (en forme de luth).

Le cheviller, accolé à cette caisse est sculpté en forme de tête humaine (sur les vielles anciennes plus souvent en forme de volute). Une boite à clavier portant deux rangées de touches se trouve au centre de la table. Celle-ci présente des décorations peintes ou incrustées.
La boîte à clavier renferme les sautereaux (actionnés par les touches) qui agissent sur les deux cordes mélo- diques.
Une roue en bois dur est logée dans une fente pratiquée dans la table ; elle est recouverte d’un couvre-roue amovible. Montée sur un axe, cette roue est mise en action par une manivelle fixée à l’extrémité de l’instrument opposée au cheviller.
Les deux cordes mélodiques appelées chanterelles traversent le clavier et sont attaquées par le jeu des sautereaux.
Les deux bourdons, placés du côté extérieur de la caisse, tendus sur des chevalets, constituent la basse continue.
Deux autres cordes, mouche et trompette (ou coup de poignet) sont placées à l’opposé des bourdons du côté intérieur de la caisse. Enfin, quatre cordes sympathiques ou timbres de résonance sont placées parallèlement et à plat sur le bord extérieur de la table.

La particularité de la vielle à roue consiste en la présence d’un petit chevalet mobile dit " chien " qui prend appui dans l’axe évidé du chevalet supportant la mouche et qui vibre quand la corde trompette est mise en vibration brusque pour l’exécution du " détaché " par la main qui actionne la manivelle. Ce détaché donne à la roue ses caractéristiques musicales, spécifiques.


 

 

joueuse de vielle

 

 

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La CORNEMUSE

 

La Cornemuse est composée d'une outre de peau ou en caoutchouc qui contient l'air destiné à passer par l'anche au moyen d'une pression du bras.
C'est le bras qui règle la pression d'air nécessaire pour donner les notes; graves en donnant moins d'air que pour les notes aiguës qui demandent une pression plus forte. A l'outre sont adaptés quatre chalumeaux de longueur et grosseurs différentes l'un appelé gros bourdon se pause sur l'épaule le deuxième, le bouffoir, muni d'un clapet anti-retour sert à insuffler l'air dans l'outre. A l’extrémité est fixée la boite, pièce de bois tournée qui sert à recevoir un autre chalumeau dit petit bourdon et le hautbois qui est la pièce principale de la cornemuse percé de neuf trous quatre pour la main gauche dont le pouce et cinq pour la main droite dont le pouce  ( l‘auriculaire ne servant que très peu) l’anche peut être en roseau ou maintenant en plastique c’est elle qui par sa vibration donne au hautbois ce timbre si particulier au son si pittoresque et sauvage dont les accents sont appréciés des gens du Centre


 

 

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